Il y a exactement 26 ans jour pour jour, le 2 août 1999, les corps sans vie de deux adolescents guinéens étaient découverts dans le train d’atterrissage d’un avion Sabena à l’aéroport de Bruxelles. Yaguine Koita, 15 ans, et Fodé Tounkara, 14 ans, avaient trouvé la mort par hypothermie après s’être cachés clandestinement dans le compartiment de l’appareil à l’aéroport de Conakry, portés par un rêve fou : étudier en Europe pour échapper à la misère et revenir aider leurs compatriotes.
Fabian, 11 ans, fauché par la police : pour une émotion collective qui lutte contre l’oubli des autres morts
Fabian, 11 ans, fauché par la police : pour une émotion collective qui lutte contre l’oubli des autres morts
Samedi 02 juin 2025, à Bruxelles. Un enfant de 11 ans, Fabian, meurt percuté par une voiture de police alors qu’il se trouve sur sa trottinette. Les circonstances exactes restent floues, mais l’événement a bouleversé une partie importante de la population. Une émotion forte s’est exprimée dans les médias, sur les réseaux sociaux, dans les familles, dans la rue.
Et cette émotion est légitime. Elle est nécessaire. Un enfant meurt, et rien ne devrait jamais banaliser cela.
Violences envers les femmes en Europe
Introduction par les coordinatrices du livre : Violences envers les femmes en Europe
L’idée de ce recueil, le premier à réunir des travaux de recherche et des écrits consacrés aux liens entre les violences faites aux femmes et la thématique de l’« ethnicité » en Europe, a pris forme en 2005, lors de conversations entre les coordinatrices. Elles participaient alors au projet européen d’action de coordination sur les violations des droits humains (Cahrv), financé par la Commission européenne et dont l’objectif principal a été d’ancrer la question des violences faites aux femmes sur l’agenda européen. À cette époque-là, dans bon nombre de pays européens, les universitaires et pouvoirs publics commençaient à peine à s’intéresser aux violences à l’encontre des femmes sous l’angle de l’ethnicité, et cette question n’était évoquée qu’à la marge dans les débats plus larges sur les violences de genre. C’est donc la préoccupation vis-à-vis de l’absence de visibilité de la thématique des violences faites aux femmes et de la condition des femmes migrantes ou des minorités immigrées ou « ethniques », et aussi le fait que ces femmes étaient rarement présentes pour exposer ces questions lors des conférences européennes et d’autres événements consacrés aux violences envers les femmes, qui ont motivé l’élaboration de ce volume.
Déclaration sur la Nakba en cours, 1948-2025
Le Déluge d’Al-Aqsa a transposé le droit au retour et à la libération du domaine de l’Histoire vers celui d’une possibilité réaliste
L’entité sioniste se lézarde de l’intérieur et « Israël » n’a de légitimité sur aucune partie de la Palestine
Vers la mise en place d’un front national unifié dirigé par la résistance, le mouvement des prisonniers et les nouvelles générations révolutionnaires
L’Arizona planche sur une « loi football » pour chasser les mineurs fauteurs de troubles des plages et des piscines communales
Ils veulent qu’on soit « Gandhi » face à des milices néonazies.
La Porte du Crack : une fable contemporaine
Il était une fois, dans la prospère « Cité des Étoiles », un événement sur le point de troubler l’ordre d’un lieu pourtant habitué à dominer les tumultes du monde. Ce quartier, stratégiquement enchâssé entre des banques et des vitrines de luxe, avait de tout temps incarné le triomphe de la rationalité et de l’opulence. Pourtant, une dissonance insidieuse s’était mise à vibrer, distillant un malaise diffus dans cet univers pacifié. L’épicentre de cette perturbation ? Une poignée de vagabonds ou « sans-chez-soi », comme les appelaient les derniers rêveurs, avait osé arpenter les rues de ce sanctuaire capitaliste. Ces âmes en errance, dont les chiens paraissaient plus humains que bien des hommes en cravate, traînaient derrière elles des sacs plastiques gonflés de leurs maigres trésors : des objets dépareillés, fragments d’existences échouées ou outils bancals de survie. Leurs formes de vie, fragiles ou impérieuses, leurs pas, hésitants ou obstinés, représentaient une énigme pour tous ceux qui les apercevaient : une rupture dans l’esthétique du lieu, sorte de rumeur silencieuse dans le concert harmonieux de la prospérité.
Il est temps de revendiquer un futur autre que celui qu’on nous impose
Les politiques migratoires inhumaines de l’Union européenne
La vieille Europe applique la politique migratoire de fermeture des frontières de l’extrême-droite, alors que les études indiquent que ses économies ont besoin de les ouvrir
15 janvier par Fátima Martín