Joseph Massad, 30 mai 2024. Mardi, trois autres États européens ont officiellement reconnu un État palestinien non-existant. L’Irlande, l’Espagne et la Norvège sont les derniers à se joindre à plus de 140 autres membres des Nations Unies pour reconnaître cette entité fantôme.
1936 – 1938 : CES ARABES, HÉROS PERDUS DE LA GUERRE D’ESPAGNE
Portraits de combattants républicains
qui ont souffert du racisme de leur propre camp
Même si les historiens ont préféré insister sur les Maures qui ont servi Franco, des centaines de volontaires arabes ont combattu aux côtés des républicains espagnols entre 1936 et 1938. On a commencé à le dire à Lausanne, lors d’un colloque consacré aux Brigades internationales [1].
Ce dossier, Abdelatif Ben Salem, sociologue de formation, Tunisien hispanophile, Parisien passionné d’histoire, le connaît bien. Voila des années qu’il est sur les traces de ces combattants inconnus. Et qu’il est certain que Said Mohamed, l’ouvrier anar de l banlieue parisienne devenu le responsable politique des étrangers de la colo,,e Durruti, n’tait pas le seul Arabe à se battre aux côtés des antifranquistes.
Dans une première intervention sur ce sujet à Valence en 1988, il a montré que de nombreux Algériens et Tunisiens et que des Palestiniens avaient rejoint les Brigades internationales. Ils l’avaient fait, parfois, pour prouver que contrairement à ce que proclamait la propagande républicaine, les Arabes n’étaient pas tous des fascistes. Et parfois par devoir militant.
Détention administrative : Systèmes carcéraux d’apartheid en Palestine et en Grèce
Détention administrative : Systèmes carcéraux d’apartheid en Palestine et en Grèce
Cette brochure résume un événement organisé en février 2025 : « Détention administrative : Systèmes carcéraux d’apartheid en Palestine et en Grèce », par l’Assemblée contre les centres de détention, le 6 mars 2025 à Athènes.
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Le Colonialisme de peuplement à la lumière de Fanon
L’année 2024 fut celle du centenaire de la naissance du guinéen et cap-verdien Amilcar Cabral, un des penseurs encore trop méconnus des processus et des luttes de libération nationale. L’année 2025 sera celle des centenaires de la naissance de l’afro-états-unien Malcolm X (19 mai), du congolais Patrice Lumumba (2 juillet) et du martiniquais et algérien[1] Frantz Fanon (20 juillet). Ces quatre anniversaires surviennent dans une séquence historique où de la Kanaky à la Palestine, en passant par le Sahara occidental, la Polynésie, Mayotte, les Bermudes, Porto-Rico, les Iles Vierges, etc., la question de la colonisation directe reste posée. Ils se déroulent surtout dans une phase du système impérialiste mondial qui voit se déployer de nouveaux processus de colonisation. De la Libye à la Syrie, du Soudan à la République Démocratique du Congo, la balkanisation et le chaos, sont impulsés comme stratégie du maintien du lien de dépendance total c’est-à-dire de la colonisation sous de nouveaux masques.
Interpellation citoyenne devant le Conseil communal d’Anderlecht + Communiqué
Interpellation citoyenne devant le Conseil communal d’Anderlecht
Un drapeau ne suffit pas : nous exigeons des actes politiques pour la Palestine
Présentée par Nordine Saidi, habitant d’Anderlecht, au nom de signataires et habitant·es engagé·es pour la justice en Palestine.
Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les membres du Collège communal,
Mesdames et Messieurs les Conseiller·es,
Cher public,
Le 19 mai 2025, la maison communale d’Anderlecht a hissé le drapeau palestinien.
Nous l’avons vu. Et nous avons voulu y répondre par un geste politique fort : remercier, soutenir, encourager.
Oui, au départ, nous avions déposé cette interpellation citoyenne pour exprimer notre reconnaissance. Car, dans ce contexte d’étouffement de la parole palestinienne, de censure, de criminalisation de la solidarité, ce geste avait une portée immense.
Notre morale est notre révolution. Extrait d’un recueil de textes de George Habash
Nous publions un extrait du livre Rien n’est plus précieux que la liberté, récemment paru aux éditions Premiers matins de novembre. Il s’agit d’un recueil de textes et d’entretiens avec George Habash, l’un des fondateurs du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), une organisation anticolonialiste, marxiste et révolutionnaire.
L’extrait publié ici est un discours qui a été prononcé par George Habash à l’Hôtel international de Jordanie d’Amman, le 12 juin 1970, à 5 heures du matin. Habash s’adressait aux otages retenus lors du quadruple détournement d’avions mené par le FPLP face aux attaques du régime jordanien contre la révolution palestinienne.
Ce discours fut d’abord publié par le Département d’information du FPLP, sous ce titre.
De Saint-Gilles à Gaza : défendre la Palestine face à la machine de diffamation
De Saint-Gilles à Gaza : défendre la Palestine face à la machine de diffamation
Dès lors que des voix critiques — celles qui sortent du cadre dominant, qui proposent d’autres récits — prennent la parole, elles sont aussitôt muselées, criminalisées.
Gaza : un génocide en cours de Joseph Daher
Introduction au livre de Joseph Daher : Gaza : un génocide en cours
Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse
Alors que l’écriture de ce livre prenait fin, en janvier 2025, l’État d’apartheid, colonial et raciste d’Israël signait un cessez-le-feu avec l’organisation palestinienne Hamas, suspendant temporairement la guerre génocidaire menée contre la population de la bande de Gaza à la suite de l’attaque du Hamas du 7 octobre 20231. Quelques jours après l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu, le 19 janvier 2025, et la fin du blocage par les autorités d’occupation israéliennes du corridor de Netzarm – qui coupe le territoire en deux, de la frontière israélienne jusqu’à la mer –, des centaines de milliers de personnes palestiniennes déplacées regagnaient le nord de la zone, quand bien même leurs maisons étaient probablement détruites. La trêve est cependant fragile, alors que les menaces et pressions israéliennes, avec le soutien des États-Unis, se poursuivent contre les Palestiniens de la bande de Gaza2.
Elnet, ou l’art sioniste d’acheter les consciences européennes à bas prix
Ça s’appelle Elnet, acronyme de European Leadership Network, à ne pas confondre avec ELN, acronyme de l’autre European Leadership Network, un think tank « respectable » créé en 2011 et basé à Londres. Elnet n’a rien de respectable : c’est une machine de guerre israélo-yankee créée en 2007 après la deuxième Intifada pour intoxiquer les opinions occidentales avec la plus pure hasbara [propagande] sioniste. Cœur de cible : les parlementaires nationaux des pays de l’UE et européens. Après le 7 octobre 2023, Elnet a organisé 20 voyages en Israël de 300 parlementaires européens et britanniques. Mais Elnet a aussi diversifié ses opérations, organisant des voyages en Terre promise de militaires, d’industriels et de grands intellectuels, notamment Bernard-Henri Lévy et Michel Onfray, sans oublier l’inénarrable Helvético-Catalan, Manuel Carlos Valls i Galfetti, ainsi que des voyages de décideurs israéliens en Europe. Parmi les parlementaires, on ratisse large, des conservateurs aux écologistes, en passant par les libéraux et les sociaux-démocrates, et des Lituaniens aux Portugais en passant par les Hongrois, Roumains, Français, Allemands, Italiens etc.. Ci-dessous des documents sur cette entreprise d’achat (à bas prix) de consciences. Ayman El Hakim
De Belfast à Gaza : leçons de l’Irlande du Nord pour les Palestiniens
De Belfast à Gaza : leçons de l’Irlande du Nord pour les Palestiniens
Par Samah Jabr
L’Irlande du Nord a connu un conflit sanglant qui a duré trois décennies, connu sous le nom de « Troubles », qui a fait près de 3300 morts parmi une population de moins de deux millions d’habitants, laissant derrière lui un héritage de souffrances et de séquelles psychologiques incalculables.
Les racines de ce conflit remontent à l’époque coloniale britannique, mais il a atteint son point le plusextrême à la fin des années 1960, lorsque les tensions se sont exacerbées entre la communauté catholique, qui réclamait l’unité avec la République d’Irlande, et la communauté protestante, qui tenait à rester sous la couronne britannique.
Le conflit avait de multiples aspects : communautaire, politique et colonial, alimenté par des revendications sociales et de profondes inégalités en matière de droits, de possibilités et de vote.
La confrontation a pris de nombreuses formes. Elle a commencé par des manifestations pacifiques réclamant l’égalité, qui ont été réprimées par des violences telles que celles du Bloody Sunday, qui ont fait 13 morts parmi les manifestants.
Elle a ensuite évolué vers une lutte armée menée par l’Armée républicaine irlandaise (IRA).