Gaza a libéré la conscience mondiale.

Entretien avec Marwan Abdel Aal

Ancien porte-parole du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) au Liban, Marwan Abdel Aal revient sur la guerre génocidaire que mène l’Etat colonial d’Israël à Gaza, et sur le rôle du FPLP en Palestine et au Liban.
par Chris Den Hond, Marwan Abdel Aal

Marwan Abdel Aal a été porte-parole du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) au Liban, et il est aujourd’hui membre de son bureau politique. Il écrit régulièrement dans les colonnes de la revue du FPLP, al-Hadaf(la Cible), et pour le quotidien libanais al-Akhbar. Il est également l’auteur de nombreux romans et nouvelles.

Organisation palestinienne, arabiste et marxiste, le FPLP est fondé en 1967. Il est issu du Mouvement des Nationalistes arabes (MNA), et de la fusion de différents groupes armés actifs en Palestine et dans la diaspora dans les années 1960 : les Héros du retour (Abtal al-‘Awda), les Jeunes de la revanche (Shabab al-Tha’ar), le Front de libération palestinien (FLP).

Son premier secrétaire général, George Habache, est décédé en 2008. En 2000, il avait laissé les rênes du parti à Abou Ali Mustapha (Mustapha al-Zabri), lequel a été assassiné par l’armée israélienne à al-Bireh (Cisjordanie), le 27 aout 2001. Lui succède au poste de secrétaire général Ahmad Saadat. Incarcéré d’abord par l’Autorité palestinienne en 2002, puis par Israël depuis 2006, Saadat a été l’objet de longues tractations entre Israël, le Hamas et les négociateurs régionaux (Qatar, Egypte) pour sa libération aux-côtés de Marwan Barghouti (Fatah) depuis le 7 octobre 2023, sans succès.

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Malcolm X à l’épreuve du cinéma hollywoodien

100 ans de Malcolm X : après une émission diffusée sur Hors-Série en mai 2025, une incursion dans le cinéma s’imposait. Si le biopic classieux de Spike Lee continue de faire autorité, il ne représente pas l’alpha et l’oméga en la matière : ses travers postmodernes et sa servilité au canon hollywoodien limitent sa portée politique, laquelle semble pourtant ne pas faire débat depuis la sortie du film en 1992 – comme si sa seule existence suffisait. Qu’elles soient des rêves oubliés ou des hits de la culture populaire, les œuvres qui ont Malcolm en vue s’inscrivent dans une grande séquence de « reconstruction posthume de son image »… Qu’a fait le cinéma de cette image ? C’est ce que cet article entreprend d’explorer.

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À qui appartient l’héritage de Frantz Fanon ? Relire « Les Damnés de la terre »

Les Damnés de la terre est le livre le plus radical et le plus influent de Frantz Fanon : il exprime les contradictions et les potentialités révolutionnaires de toute la conjoncture de la décolonisation. Pourtant, comme le montre ici Bashir Abu-Manneh dans un article initialement publié par Catalystsa réception postcoloniale l’a souvent défiguré — en occultant le socialisme de Fanon et son analyse de classe, et en le réduisant à un prophète de la violence.

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Qui « nazifie Israël » ?

Réflexions critiques sur la négation d’un génocide

par Maxime Cochelin
8 décembre 2025

Le 4 octobre 2025, Yonathan Arfi, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), s’interroge sur le plateau de franceinfo : « Mais je ne comprendrai jamais l’inversion morale qui vise à accuser Israël de génocide. D’accuser l’État refuge des réfugiés de la Shoah d’être au fond nazifié ». Cet argument, souvent repris, appelle quelques réflexions, que voici.

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Gaza : après le génocide, le génocide

Alors que la situation en Palestine s’efface peu à peu des médias occidentaux, le peuple palestinien et les peuples arabes voisins continuent de subir la catastrophe du colonialisme israélien. À Gaza, le génocide se poursuit avec le soutien de l’Occident. En Cisjordanie, le nettoyage ethnique s’accélère. Au Liban, les bombardements israéliens continuent et une partie du sud du pays est occupée.

Dans ce texte, l’universitaire palestinien-américain Saree Makdisi revient sur la politique d’éradication conduite par l’État colonial israélien à Gaza. L’auteur insiste : le génocide continue. Et cette violence abominable, inhérente au colonialisme israélien et à l’impérialisme occidental, ne doit pas être banalisée. Partout il faut résister, partout il faut refuser la normalisation d’Israël.

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La peur juive dans l’irréalité sioniste et comment la dépasser

mis en ligne le 2 novembre 2025 – Em Cohen

Dans l’expérience de la main en caoutchouc [1], une main factice est posée sur une table à côté de la véritable main du sujet. Cette dernière est couverte de manière à ce qu’il ne puisse voir que la fausse main en caoutchouc et, à l’aide d’un pinceau, on caresse les deux mains à la même vitesse et au même endroit. Au fur et à mesure de l’expérience, le sujet en vient à considérer la fausse main comme la sienne.

Soudain, celui ou celle qui mène l’expérience saisit un marteau et frappe la main en caoutchouc. Bien que seule la fausse main ait été touchée, les gens réagissent généralement comme s’il s’agissait de leur propre main. Ils·elles sursautent, leur rythme cardiaque s’accélère, puis rient de soulagement lorsqu’ils·elles réalisent qu’ils·elles ont été dupé·es et que leur main est parfaitement intacte. Ayant été conditionné·es à penser dans la première partie de l’expérience que la main en caoutchouc était la leur, les participant·es en viennent à adopter une vision déformée de la réalité, au moins temporairement. Ils et elles redoutent ainsi un coup de marteau qui ne présente aucune menace réelle.

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Sur la crise climatique, l’impérialisme et la libération de la Palestine

La dévastation à Gaza n’est pas seulement un génocide, mais aussi un écocide : la destruction délibérée de tout un tissu social et écologique. Des sols contaminés et des terres agricoles décimées à l’effondrement des réseaux hydrographiques et aux mers saturées de déchets, l’attaque israélienne révèle combien la violence coloniale est indissociable des atteintes à l’environnement. Reliant la lutte palestinienne à la lutte mondiale contre le capitalisme fossile et l’impérialisme, cette analyse soutient que la justice climatique est impossible sans la libération palestinienne.

Hamza Hamouchene

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Israël mène un holocauste à Gaza. La dénazification est notre seul remède – par Orly Noy

La suprématie ethnique meurtrière inhérente à la société israélienne est plus profonde que Netanyahou, Ben Gvir et Smotrich. Elle doit être combattue à la racine.

Source : +972, Orly Noy

La ville de Gaza est en proie aux flammes, alors que l’armée israélienne s’est lancée dans une offensive terrestre (du moins jusqu’au récent cessez-le-feu, ndlr) après des semaines de bombardements incessants. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou, déjà visé par un mandat d’arrêt international pour crimes contre l’humanité, a qualifié cette dernière offensive « d’opération intensifiée. » Je vous invite à regarder les images diffusées depuis Gaza pour comprendre ce que signifie réellement cet euphémisme.

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Khalil al-Hayya : la Résistance palestinienne ne déposera les armes qu’à la Libération

Synthèse des déclarations de Khalil Al-Hayya, chef du Bureau du Hamas à Gaza, dans une interview à Al-Jazeera le 26 octobre 2025.

L’occupation n’a pas atteint ses objectifs, et je ne pense pas qu’elle ait la motivation nécessaire pour reprendre la guerre. Elle n’a atteint aucun de ses objectifs au cours des deux dernières années, grâce à la fermeté de notre peuple et malgré les immenses sacrifices. Gaza a donné plus de 10 % de sa population en martyrs, blessés, prisonniers et disparus. C’est un chiffre très lourd.

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Oubliez la Libye, ignorez Gaza

Le génocide en Palestine n’est pas, comme le présentent la presse et le gouvernement italiens, une tragédie, une crise humanitaire ou une perversion extrémiste du gouvernement israélien de Netanyahou. Se remémorer le génocide italien en Libye, perpétré entre 1924 et 1934, permet de contrer ce récit par une analyse alternative, matérialiste et décoloniale, qui envisage le génocide comme un mécanisme fondamental de reproduction du système colonial-capitaliste face aux mouvements de résistance anticoloniale. Les responsabilités de l’Italie, hier comme aujourd’hui, sont claires.

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