Dans une carte blanche, près de 200 organisations et personnalités de la société civile belge s’opposent frontalement aux visites domiciliaires. « C’était non hier, c’est non aujourd’hui, ce sera non demain », écrivent-ils.
Hémisphère occidental : une histoire des États-Unis écrite par la guerre
Alors que les États-Unis et Israël ont lancé, à partir du 28 février 2026, une nouvelle agression militaire de très grande envergure contre l’Iran et le Liban tout en poursuivant le génocide à Gaza contre le peuple palestinien et l’annexion de la Cisjordanie, il est important d’analyser dans une perspective historique la politique des États-Unis dans les Amériques. C’est ce que nous propose Eric Toussaint dans l’article : « Hémisphère occidental : une histoire des États-Unis écrite par la guerre ». Cette étude historique s’inscrit dans une série d’articles consacrés par l’auteur à l’analyse de la politique internationale de l’administration de Trump et des gouvernements qui l’ont précédé.
L’histoire officielle des États-Unis est souvent présentée comme le récit exemplaire d’une nation forgée par la lutte pour la liberté et l’élargissement progressif des droits démocratiques. Cependant, un regard critique révèle une autre continuité moins célébrée : la guerre comme instrument constitutif du pouvoir américain. Des campagnes coloniales contre les nations amérindiennes à l’esclavage et à la ségrégation raciale, en passant par les interventions militaires et les coups d’État en Amérique latine et dans les Caraïbes, l’expansion territoriale, économique et politique des États-Unis a été profondément liée à la violence organisée. Cet article propose de retracer cette trajectoire historique pour montrer qu’il ne s’agit pas d’épisodes isolés ni de déviations accidentelles, mais d’une logique structurelle qui a accompagné la formation et le rayonnement des États-Unis depuis les origines jusqu’à nos jours.
BEDEX, une vitrine pour les marchands de canons
Le premier salon belge de l’armement se tiendra du 12 au 14 mars au Heysel, s’inscrit dans la volonté de la Défense de promouvoir une “culture de la guerre”, dans un contexte de militarisation croissante de la société impulsé par le gouvernement fédéral.
Par Christophe Wasinski, professeur en science politique à l’Université libre de Bruxelles et auteur de l’ouvrage Les Armes. Marchandisation et fabrique d’un monde dangereux. Éditions de l’Université de Bruxelles, 2026.
L’histoire ignorée des Nazis et les Noirs
- Author, Abdou Aziz Diédhiou
- Role,BBC News Afrique
Plus de 80 ans après la libération du camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz, le devoir de commémoration de l’holocauste est toujours vivant. Témoignages, ouvrages, films documentaires sont constamment produits pour montrer ce que l’homme était capable de faire en pire.
Mais dans ce grand livre d’histoire que l’on raconte chaque année, un chapitre entier est souvent passé aux oubliettes, voire ignoré. Il s’agit des atrocités et crimes commis par les Nazis envers les Noirs qu’ils soient soldats faits prisonniers allemands ou d’afro-allemands.
Depuis quelques années, des travaux d’historiens ont révélé que les Noirs ont fait l’objet de massacres et d’atrocités inhumaines de la part des Nazis.
BBC News Afrique a consulté pour vous ce chapitre avec l’éclairage d’un historien.
2001-2026, vingt-cinq ans de « guerre mondiale contre le terrorisme », le nouveau nom du colonialisme occidental
– mars 14, 2026
De l’Afghanistan à l’Iran, de Guantanamo à Maduro. Pas de fin en vue ?
Ce qui s’est passé en 2001 relève de la préhistoire pour un jeune d’aujourd’hui, âgé de vingt ou trente ans. On ne peut pas en vouloir aux jeunes : ils ont déjà assez de mal à gérer la situation actuelle et le flot d’informations qui les submerge. Nos dirigeants leur ont également appris que les guerres à l’étranger – qu’ils appellent généralement des « conflits » – dans lesquelles l’Occident impérialiste est directement ou indirectement impliqué, ne doivent surtout pas être importées chez nous ; le prix de l’essence à la pompe et la sécurité du retour de nos touristes depuis les zones de guerre, voilà ce qui, pour nos médias, doit retenir notre attention. Pour le reste, nous ne pouvons rien y faire de toute façon.
Qui parle encore de la guerre contre l’Afghanistan qui a commencé il y a vingt-cinq ans, de la guerre contre l’Irak qui a suivi, chacune ayant fait des centaines de milliers de morts ? Ou de l’ouverture du camp de Guantanamo, depuis 2002 le nom du camp de prisonniers le plus tristement célèbre au monde…
Tout cela est oublié et enterré sous une couche de béton.
Propagande pro-impérialiste de Thomas Piketty, aveuglement idéologique
La chronique de Thomas Piketty parue au journal Le Monde du 8-9 mars 2026[1] est pour le moins inquiétante en ce qu’elle révèle de son positionnement idéologique pro-impérialiste.
Dans le quotidien Le Monde, Thomas Piketty a publié une chronique intitulée « Dérive militariste, aveu de faiblesse »[2]. Sans condamner l’agression impérialiste américano-israélienne contre l’Iran en tant que telle, sans condamner l’assassinat d’un chef d’État (le guide de la révolution Ali Khamenei) et de plusieurs des dirigeants du pays, il fait quelques commentaires économiques sur ce qu’il nomme « dérive militariste » qui aurait comme objectif de « rentabiliser financièrement le fait de disposer de la plus grande armée du monde ». Finalement cela serait une question de rentabilité. La tentative de désintégration et de destruction d’un pays indépendant qui a soutenu la cause palestinienne depuis des décennies serait une simple dérive militariste et une question de rentabilité selon Piketty.
Front mondial contre le néofascisme et l’impérialisme : 565 personnalités et 900 activistes de 100 pays font front commun
Nous recueillons encore des signatures pour que l’appel prenne le plus d’ampleur possible. Si vous connaissez des élu·es ou des personnes impliquées/ayant des responsabilités dans les mouvements sociaux ou dans des organisations politiques, nous vous invitons à leur proposer de se joindre à l’appel.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE – POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
Front mondial contre le néofascisme et l’impérialisme : 565 personnalités et 900 activistes de 100 pays font front commun
PORTO ALEGRE / INTERNATIONAL – Le 19 février 2026 – La mobilisation contre l’internationale réactionnaire franchit un palier historique. Un mois après un premier appel retentissant lancé par le CADTM, une seconde vague de 335 personnalités rejoint l’initiative, portant à 565 le nombre total de personnalités signataires issus d’une centaine de pays. S’y ajoutent plus de 900 signatures d’activistes et de citoyen-nes motivé-es.
Ce front mondial unit parlementaires, syndicalistes, activistes et intellectuel-les autour d’un constat d’urgence : la lutte contre l’extrême droite est indissociable de la lutte contre les agressions impérialistes.
Un diagnostic sans concession : l’internationale de la haine
Necropolitique
Migrants : comment l’usage d’armes non létales est devenu « systématique » pour empêcher les traversées de la Manche
Littoral. Les associations d’aide aux migrants alertent sur l’usage « systématique » d’armes non létales pour empêcher les départs de « small boats ». Les policiers comme les autorités en défendent l’usage sur la base de la légitime défense face aux passeurs.
À qui appartient l’héritage de Frantz Fanon ? Relire « Les Damnés de la terre »
Les Damnés de la terre est le livre le plus radical et le plus influent de Frantz Fanon : il exprime les contradictions et les potentialités révolutionnaires de toute la conjoncture de la décolonisation. Pourtant, comme le montre ici Bashir Abu-Manneh dans un article initialement publié par Catalyst, sa réception postcoloniale l’a souvent défiguré — en occultant le socialisme de Fanon et son analyse de classe, et en le réduisant à un prophète de la violence.
Comment la diplomatie européenne a été grippée par des fonctionnaires « très conciliants » avec Israël
Pendant deux ans, l’UE s’est révélée impuissante à sanctionner Israël pour les violations du droit international à Gaza. Les divisions entre États membres en sont la cause première. Mais, au sein du service diplomatique européen, des hauts fonctionnaires freinaient toute initiative « défavorable à Israël ».