Arrêt de la Cour d’appel de Bruxelles – Génocide à Gaza
/ Communiqué de presse – Droit pour Gaza/ABP/CNAPD/SOS Gaza /
Dans l’action en justice intentée contre l’Etat belge en raison de son inaction face au génocide à Gaza, la Cour d’appel de Bruxelles rend un arrêt historique en droit international : elle se déclare compétente pour examiner si, face à un risque sérieux de génocide et à des violations graves des Conventions de Genève, la Belgique agit conformément à ses obligations de droit international pour faire cesser le génocide et les violations de droit international humanitaire.
2001-2026, vingt-cinq ans de « guerre mondiale contre le terrorisme », le nouveau nom du colonialisme occidental
– mars 14, 2026
De l’Afghanistan à l’Iran, de Guantanamo à Maduro. Pas de fin en vue ?
Ce qui s’est passé en 2001 relève de la préhistoire pour un jeune d’aujourd’hui, âgé de vingt ou trente ans. On ne peut pas en vouloir aux jeunes : ils ont déjà assez de mal à gérer la situation actuelle et le flot d’informations qui les submerge. Nos dirigeants leur ont également appris que les guerres à l’étranger – qu’ils appellent généralement des « conflits » – dans lesquelles l’Occident impérialiste est directement ou indirectement impliqué, ne doivent surtout pas être importées chez nous ; le prix de l’essence à la pompe et la sécurité du retour de nos touristes depuis les zones de guerre, voilà ce qui, pour nos médias, doit retenir notre attention. Pour le reste, nous ne pouvons rien y faire de toute façon.
Qui parle encore de la guerre contre l’Afghanistan qui a commencé il y a vingt-cinq ans, de la guerre contre l’Irak qui a suivi, chacune ayant fait des centaines de milliers de morts ? Ou de l’ouverture du camp de Guantanamo, depuis 2002 le nom du camp de prisonniers le plus tristement célèbre au monde…
Tout cela est oublié et enterré sous une couche de béton.
Front mondial contre le néofascisme et l’impérialisme : 565 personnalités et 900 activistes de 100 pays font front commun
Nous recueillons encore des signatures pour que l’appel prenne le plus d’ampleur possible. Si vous connaissez des élu·es ou des personnes impliquées/ayant des responsabilités dans les mouvements sociaux ou dans des organisations politiques, nous vous invitons à leur proposer de se joindre à l’appel.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE – POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
Front mondial contre le néofascisme et l’impérialisme : 565 personnalités et 900 activistes de 100 pays font front commun
PORTO ALEGRE / INTERNATIONAL – Le 19 février 2026 – La mobilisation contre l’internationale réactionnaire franchit un palier historique. Un mois après un premier appel retentissant lancé par le CADTM, une seconde vague de 335 personnalités rejoint l’initiative, portant à 565 le nombre total de personnalités signataires issus d’une centaine de pays. S’y ajoutent plus de 900 signatures d’activistes et de citoyen-nes motivé-es.
Ce front mondial unit parlementaires, syndicalistes, activistes et intellectuel-les autour d’un constat d’urgence : la lutte contre l’extrême droite est indissociable de la lutte contre les agressions impérialistes.
Un diagnostic sans concession : l’internationale de la haine
À qui appartient l’héritage de Frantz Fanon ? Relire « Les Damnés de la terre »
Les Damnés de la terre est le livre le plus radical et le plus influent de Frantz Fanon : il exprime les contradictions et les potentialités révolutionnaires de toute la conjoncture de la décolonisation. Pourtant, comme le montre ici Bashir Abu-Manneh dans un article initialement publié par Catalyst, sa réception postcoloniale l’a souvent défiguré — en occultant le socialisme de Fanon et son analyse de classe, et en le réduisant à un prophète de la violence.
Corps et territoire
Cet entretien avec Silvia Federici explore la notion de « communalité » liée aux luttes sud-américaines, qui se distingue de celle de « commun » déployée en Europe. La philosophe et militante féministe examine la place de l’État dans un projet de transformation sociale, et insiste sur la portée des mouvements sociaux en Amérique latine. La corporalité, ou « corps territoire », y constitue un enjeu majeur de ce qui doit être défendu contre les menées capitalistes et colonialistes. Entretien mené par Luis Martinez Andrade, à Paris le 3 mai 2018, et traduit par Thibaut Rouchon.
Sur la crise climatique, l’impérialisme et la libération de la Palestine
La dévastation à Gaza n’est pas seulement un génocide, mais aussi un écocide : la destruction délibérée de tout un tissu social et écologique. Des sols contaminés et des terres agricoles décimées à l’effondrement des réseaux hydrographiques et aux mers saturées de déchets, l’attaque israélienne révèle combien la violence coloniale est indissociable des atteintes à l’environnement. Reliant la lutte palestinienne à la lutte mondiale contre le capitalisme fossile et l’impérialisme, cette analyse soutient que la justice climatique est impossible sans la libération palestinienne.
FRANTZ FANON, 100 ANS DE LUTTES : CE QU’IL NOUS APPREND À BRUXELLES PANTHÈRES
Ce que Frantz Fanon nous apprend à Bruxelles Panthères : pour une praxis décoloniale, radicale et populaire au cœur de la métropole européenne.
Frantz Fanon, 100 ans plus tard : armes pour nos luttes à Bruxelles Panthères
De la psychiatrie coloniale à la guérison politique collective : que ferait Fanon aujourd’hui à Bruxelles ?
« La honte. La honte et le mépris de moi-même. La nausée. Quand on m’aime, on me dit que c’est malgré ma couleur. Quand on me déteste, on ajoute que ce n’est pas à cause de ma couleur… Ici ou là, je suis prisonnier du cercle infernal. » Frantz Fanon, Peau noire, masques blancs. (1952)
Fanon est vivant, ici, dans nos colères, nos soins, nos combats
Le devoir de solidarité implique une lutte pour l’annulation intégrale de la dette du Tiers Monde
Mise en perspective des relations Nord/Sud — Les fondements d’une solidarité entre citoyen-ne-s
par Ernest Mandel
Nous publions une interview d’Ernest Mandel (1923-1995), militant marxiste, connu notamment pour ses travaux économiques et pour ses analyses politiques. Ernest Mandel a soutenu dès le départ la création du CADTM et a participé comme conférencier aux premiers grands rassemblements internationaux organisés par celui-ci à Bruxelles en 1991 (aux côtés de Hugo Blanco, Susan George, René Dumont et Gilles Perrault) et en 1993 (aux côtés d’Abraham Serfaty, Susan George, Nawaal El Saadawi et Michel Chossudovsky). L’interview qui date de 1991 se termine par la nécessité d’agir pour l’annulation de la dette du Tiers Monde et pour l’émancipation des peuples du Sud. Dans cette contribution, Ernest Mandel met en perspective historique les relations Nord Sud en utilisant la grille d’analyse marxiste, il en vient à la question des mécanismes de drainage des richesses du Sud vers le Nord (le remboursement de la dette du Tiers Monde comme l’échange inégal) et argumente en faveur de la solidarité entre travailleurs du Sud et du Nord. L’énorme intérêt de l’apport d’Ernest Mandel au travers de ce texte est la mise en évidence du cadre historique global dans lequel s’insèrent des combats comme celui de l’annulation de la dette du Tiers Monde.